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Maman serre-moi dans tes bras ...  (Cris et hurlements) posté le lundi 11 janvier 2010 22:30

Tel l'oiseau

Tel l'oiseau à qui on a permis,
De quitter son nid,
Pour refaire sa vie,
Hâtivement, je suis parti.

Quittant vos bras bien aimants,
Renonçant au présent,
M'abandonnant au soleil levant,
Assuré d'un avenir encore plus grand.

Malheureusement pour vous, aujourd'hui,
C'est un jour plutôt gris.
Les nuages ont tout envahi.
Le bleu du ciel s'est évanoui.
Il pleut dans votre cour,
De grosses larmes de douleur.

Parents, Famille et Ami(e)s,
Je vous en prie,
En toute sincérité, je vous le dis :
Ne soyez ni triste, ni accablé.
Soyez heureux en pensant à moi !!!
Ici, il n'y a plus de douleur,
Plus de cri, plus de larme, plus de peur.

Inlassablement, le vent fredonne vos paroles et vos mots
Et l'écho,
Jusqu'à moi,
Porte vos voix,
Si douces, si chères,
Si familières.
Remplies d'Amour et de compréhension.

Oui, je vous entends
Et vous me parler.
Je suis ici, je suis là, je suis présente.
Je n’ai rien oublié !!!
Je suis avec vous tout le temps.
Plus personne ne peut nous séparer.
Et pour l'Éternité,
Je resterai celle que j'ai toujours été.
Je continuerai de vous AIMER !!!

 Ma Maman s'est envolée le mardi 5 janvier ...

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Des mots et des couleurs (Billet 47)  (Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~) posté le jeudi 17 décembre 2009 23:19

Diantre !! Je plussoie bel Ami, je plussoie !! Sachez, mon Cher, qu'au plus haut niveau de l'Etat, on s'essaye à l'exercice dont vous nous livrez ci-après les quelques recommandations et finesses. Oui Monsieur .. On a osé dire, en public et sans embages : "Casse-toi, Pov'Con !".
Et oui !! Même là-haut, on ose vous dis-je, on ose ...

Je jure, pour le bien de l’humanité,  pour le faible contre le puissant, pour l’athée comme le croyant, pour mon salut, je jure même en dormant …

Il existe des tas de thérapies pour les malades que nous sommes, nous autres les pauvres mortels. Parmi celles-ci il peut y en avoir de sérieuses, avec des résultats tangibles, d’autres  relevant du charlatanisme pur et simple, sans oublier celles qui  s’adressent aux rêveurs  pas trop regardants sur leur compte en banque, bref il en existe pour tout le monde et chacun peut aller puiser là où bon lui semble.

Je n’échappe pas à cette recherche  peu avouable de la guérison de l’âme, car moi aussi je souffre en silence, et comme je suis plutôt du genre solitaire, j’essaie, avec plus ou moins de bonheur, de trouver une méthode à ma convenance sans pour autant m’engager dans des dépenses incontrôlées, ce qui en ces temps de pénuries budgétaires, sauf pour les plus nantis comme à l’habitude, offre l’avantage non négligeable d’allier l’efficacité à la sauvegarde du porte-monnaie.

Alors à ce stade de mon récit vous éprouvez l’envie, tout à fait légitime, de me faire la remarque suivante: « Arrête ton cirque et donne nous ta méthode si bien rodée pour nous qui sommes en apnée ! ». Y’a pas le feu au lac les amis, vu qu’entretenir le suspens ajoute un peu de piment à un récit qui s’annonce un peu rachitique sur les bords ( du lac ),  ça fait toujours quelques lignes supplémentaires pour meubler l’espace immaculé qui craint  le vide plus que tout. Point à la ligne.

Ce n’est pas une méthode que je pratique mesdames et messieurs, c’est un art consommé de l’instant présent, un souffle quotidien qui fait du bien par où ça passe, une combinaison de la parole et de la combustion interne, c’est-à-dire… le juron !

Oui, cela fait maintenant un grand nombre d’années que je jure à tout va, seul le plus souvent, rarement en société, sauf avec quelques membres élus qui peuvent écouter sans risquer de défaillir cette logorrhée verbale, et proférer à leur tour des mots endiablés, des phrases vitaminées par des inspirations venues des ténèbres, des jurons en veux-tu en voilà, sans dose limite ni date de péremption, du juron hérité de mes ancêtres tout aussi tourmentés que je puis l’être, des jurons thérapeutiques qui procurent un bien être immense, non remboursés par la sécurité sociale, des jurons pouvant être dits en dehors des repas sans crainte pour l’estomac, des jurons du fond des âges  que je transmettrais volontiers par testament à mes descendants.

Il va sans dire qu’un médicament peut convenir parfaitement pour certains malades et se révéler nocif  pour d’autres, je peux donc admettre sans aucune difficulté que ma thérapie personnelle puisse choquer certains esprits conservateurs et adeptes de la morale et du bon goût, mais je dois avouer  que cela ne me préoccupe pas plus que ça..

Nous ne possédons aucune trace des premiers jurons prononcés par un être humain, c’est fort dommage car j’aurai bien voulu savoir comment mes ancêtres réagissaient lorsqu’ils se mettaient un coup de massue sur les doigts. En revanche,  je peux tenter d’imaginer certains de ces tous premiers jurons, et là nous touchons à un élément essentiel du juron, à savoir que bien souvent nous faisons appel à notre imaginaire lorsque nous en proférons un. L’Imagination est une très belle chose, grâce à elle nous pouvons lire de belles histoires, entendre  des gens très sérieux prononcer des discours absurdes,  et rêver à des paysages ensoleillés quand il  pleut les jours où l’on a mal aux dents.

Lorsque nous sommes en situation de souffrance nous avons un besoin impératif d’extérioriser notre mal, si vous êtes des adeptes du « je garde tout pour moi, je ne dirai rien », vous risquez fort de voir votre mal gagner encore en intensité ce qui est quand-même un peu dommage pour vous et votre entourage. Alors dès que je me sens victime d’une contrariété, d’un bobo inopiné, je sors un beau juron bien sonore et je me sens beaucoup mieux après. Je ne me contente pas de pousser un juron à chaque fois que je fais preuve de maladresse, je réagis aussi aux images télévisuelles qui nous donnent souvent l’occasion d’exprimer notre rejet. Dès que je vois un Bernard-Henri Levy * par exemple, je pars au quart de tour, les occasions ne manquent pas d’extérioriser mon mal-être permanent, et vu la pratique qui est la mienne, je dispose d’un vocabulaire assez fourni. Je n’ai jamais songé à commercialiser ce savoir-faire mais peut-être ai-je eu tort. Pensez un instant à une réunion de cadres de haut niveau, face à un intervenant ( on dit aussi un coach ) qui s’adressant à ce parterre de gros salaires leur dit le plus sérieusement du monde « Messieurs ! Vous allez prononcer après moi les jurons qui vont suivre, à destination de vos subordonnés, en mettant de la con-vic-tion ! O.K ? Alors on y va !… »

Oui j’aurai pu faire école, mais je vous ai déjà dit que je suis un solitaire, et en tant que tel je n’ai jamais pu me résoudre à franchir le pas, dans une autre vie peut-être…

Depuis longtemps la Poésie s’est emparée des jurons, Brassens qui était un fin connaisseur du verbe et de l’Histoire nous a laissé une joyeuse bande de jurons qui font la ronde autour de nous… Rabelais et son Gargantua se sont taillés une part belle dans la littérature, Villon, Alfred Jarry et tant d’autres. Car le juron ne s’est pas arrêté au mot de Cambronne prononcé à Waterloo (  bien que les preuves de ce fait historique ne soient pas clairement établies ), au cours des âges les jurons ont fondé des familles, et aujourd’hui nous avons à notre disposition les arrières-arrières  petits-enfants de ces jurons d’origine, même les étrangers, ces félons, nous ont donné du grain à moudre dans ce domaine, alors ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter.

Si vous n’êtes pas adeptes du juron, mais si l’esprit de curiosité qui est le vôtre vous susurre à l’oreille «  Essaye-donc ! Qu’est-ce que tu risques ?… », je vous donnerai alors bien modestement un conseil, surtout ne jurez pas en forçant la voix dès le début, commencez progressivement par le mot que vous connaissez le mieux et prononcez-le sur différents registres, en pensant à des personnes différentes, car le juron sera d’autant plus efficace si vous l’adressez à une personne de votre choix. Peu à peu vous ajouterez un  autre mot, puis encore un autre, et les difficultés de début d’exercices s’aplaniront  d’elles-mêmes. Toutefois il existe un risque sérieux, c’est que vous y preniez goût et dans ce cas il vous sera extrêmement difficile de faire machine arrière, pour le cas ou vous éprouveriez des remords. Mais les remords appartiennent le plus souvent aux frustrés de l’existence, et un bon juron adressé à un remord, ce dernier ne reviendra pas de sitôt vous hanter.

Bon, maintenant que vous avez tout le matériel nécessaire à votre disposition, il ne me reste plus qu’à me retirer. Si comme je l’espère vous devenez à votre tour un adepte de l’Art du Blasphème en tout temps et en tous lieux, sachez que vous aurez atteint une certaine maîtrise le jour où vous vous trouverez au sein d’une assemblée de gens désagréables et prétentieux, et au lieu d’adresser un juron bien senti à qui de droit, vous regarderez la personne coupable bien en face, en la flattant sans qu’elle s’en aperçoive, ce qui se révèlera encore plus redoutable que toute une armée de jurons prêts au combat.

Je vous souhaite courage pour le travail à venir, et j’y ajoute le mot porte-bonheur…

Bernard

* Je n’éprouve aucune animosité personnelle à l’égard de Bernard-Henri Levy, mais vu que Bernard-Henri adore que l’on parle de lui, en mal ou en bien de préférence, je l’utilise pour remplir l’espace, et affiner mon art juronistique.

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Inceste: l'incroyable solitude  (Témoignages) posté le vendredi 18 décembre 2009 03:00

 

Sandrine Apers est l'auteur du livre "Être parent après l'inceste". Rejetée par sa famille, prise pour une fabulatrice par un psy... pendant des années elle a vécu sans soutient de la part de quiconque.

Interview de Philippine de Maigret.

Extrait du site :
http://www.omegatv.tv/video/54133686001/famille/famille/inceste--l-incroyable-solitude

Je remercie tout particulièrement et si chaleureusement mon amie Sandrine d'avoir bien voulu que ses mots volent au-delà parce qu'ils sont trésors et tellement importants à faire passer pour qu'On sache ce que représente toute la problématique des victimes de l'inceste.

 

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Des mots et des couleurs (Billet 46)  (Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~) posté le vendredi 18 décembre 2009 02:50

Kua ma gueule ? Caisse Kel a ma gueule une fois ou bien ?

Bernard, mon ami (oups ! Je risque gros là de prétendre avoir pour ami un homme dont le patronyme se décline en Z ..) pas d'inquiétude pour l'Ami Jauni ! Il décompresse ses disques à l'Ouest de notre beau pays, à l'Ouest de Bercy et demeure pour quelques temps Off Smet à l'ombre d'un cèdre du Sinaï ...

Signé, V. G... zi  (ce serait pas non plus d'origine étrangère ça ! Mama Mia !!!)

Auriez-vous l’extrême obligeance de bien vouloir me présenter vos papiers s’il vous plaît ?

Alors comme ça, il paraît que nous autres  français, nous devons nous interroger sur le sens de notre Identité Nationale. Vu que je suis plutôt du genre couillon, j’ai mis du temps à comprendre de quoi il s’agissait, mais maintenant que j’ai pu décoder la signification réelle de ce qui se cache sous ce vocable abscons, je me sens nettement mieux dans ma peau de français.

Pour les gens qui nous gouvernent, toute nouvelle proposition leur semble évidente. Ils sont nombreux les conseillers du Président, des petites mains en quelque sorte, qui cogitent à la vitesse du mur du son, vingt quatre heures sur vingt quatre, pour nous présenter un beau sujet de réflexion, de préférence à l’heure du petit déjeuner, et comme à chaque fois, ces projets nouveaux nous laissent pantois d’admiration. Je ne dis pas ça pour me moquer, car je sais combien il est difficile de trouver de nouvelles idées qui soient partagées par le plus grand nombre, et pour ce qui est des idées, il n’est guère possible de faire mieux que les hommes de pouvoir actuellement en place.

Or donc, de quoi s’agit-il ? Il faut bien le dire, des traîtres se cachent parmi nous, ils viennent en France pour y chercher du travail et pour jouer au Loto. Entendez-vous dans les campagnes mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras égorger vos fils et vos compagnes ! Quoi ! Des cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers ? Quoi ! Ces phalanges mercenaires terrasseraient nos fiers guerriers ? Grand Dieu ! Par des mains enchaînées nos fronts sous le joug ploieraient ? De vils despotes deviendraient les maîtres de nos destinées ? Ah ben non alors ! Je voudrais bien voir ça !

Soyez rassurés, grâce au débat national en cours, nous échapperons à la triste destinée dans laquelle nos ennemis naturels veulent nous faire plonger. Et grâce à notre Président bien aimé, Nicolas le Magnifique, ( que la félicité, jointe à Euterpe muse de la musique, veille au destin de Carla la grande Diva, et favorite de notre maître à tous ) nous allons enfin pouvoir aborder un vrai sujet, pas comme ceux proposés par ces eunuques de la contestation en France, qui ne font rien qu’à essayer de salir l’image  en trois D de notre beau drapeau tricolore, bleu  comme le ciel azuré, blanc comme la virginité du jour qui se lève, et rouge comme le soleil couchant sur l’Arc de Triomphe un soir de  Quatorze Juillet.

Que le rouge de la honte marque de façon indélébile le front de celles et ceux qui mettent en doute l’opportunité d’un tel débat sur l’Identité Nationale. Enfin quoi ! Vous n’êtes jamais contents ! C’est vrai ça ! Quand on vous propose la « Star Ac », vous faites les chichiteux en disant que ce genre d’émissions n’est qu’un piège à gogos, et quand on vous donne du lourd comme l’Identité Nationale, vous faites pareil ! Vous voulez que je vous dise ? Ben vous me décevez beaucoup. Pour une fois qu’on pouvait se marrer un bon coup, vous gâchez la fête.

Refuser de débattre sur un tel sujet n’est pas bien malin, parce que pour ce qui est des questions qui dérangent, il en existe un paquet, encore faut-il avoir envie de les poser, je vais vous en donner un exemple.

Alors d’abord, essayons de définir ensemble ce que devrait être un français type, à part qu’il soit non gréviste et non syndiqué.

D’après moi et d’après mon pote Momo, harki d’origine et français par hasard, le citoyen né en France, ou naturalisé, doit aimer son pays, parler sa langue de manière courante,  fonder une famille si possible, et payer ses impôts en tant et en heure sur le territoire français. Et c’est là que les choses partent en vrille, parce que pour ce qui est de trouver des personnes qui paradent dans les salons littéraires ou les scènes de music-hall, y’a pas trop de problèmes, mais pour ce qui est de payer leurs impôts dans leur pays d’origine, bon nombre de ces français salonards se foutent carrément du monde.

Comme bien souvent tout est une question de pognon, selon que vous soyez riches ou puissants… Vous connaissez la suite.

Je ne vais pas m’amuser à flinguer les riches, je préfère garder mes cartouches en réserve, mais pour ce qui est des gens fortunés qui sont des tricheurs ( je me rends compte que je ne suis pas très éloigné du pléonasme ) là, il faut lâcher les chiens et ne leur faire aucun cadeau.

L’icône nationale, Monsieur Jean-Philippe Smet, de son nom de scène Johnny Hallyday, travaille depuis un certain nombre d’années en France, né à Paris en juin 1943, on peut dire sans se tromper que ce personnage emblématique de la variété nationale est un véritable français, et qu’à ce titre, vu son aura d’artiste auprès des jeunes, et de plus en plus auprès des vieux, il devrait être un exemple, or c’est loin d’être le cas.

En raccourci, je précise que l’ami Johnny a reçu la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Jacques Chirac, alors qu’il était encore Président de la République. Il s’agissait donc d’une reconnaissance de la Nation envers un homme qui était censé représenter son pays, au moment de cette remise de décoration.

Puis, pour des raisons fiscales, notre ami ayant jugé qu’il payait trop d’impôts en France, et là je précise que le petit père Johnny a toujours eu la réputation de dépenser son fric sans se soucier du niveau réel de ses comptes en banque, il a eu l’idée ( ou des petites mains ont eu l’idée à sa place ) de faire la demande de la nationalité belge, pour planquer son pognon tranquille. Cette demande ayant été refusée, ce qui prouve que les belges ne sont pas aussi idiots qu’on veut bien nous le faire croire, notre grand Homme s’en est allé en Suisse, dans le canton de Berne à Gstaad, station de ski pour gens fortunés, et pour ce qui est de la moralité les Suisses ne sont pas trop regardants dès lors que vous rappliquez avec des valises pleines de billets, n’est-ce pas Monsieur Polanski ?

Autrement dit, Johnny Hallyday est-il le mieux placé pour représenter ce que l’on nomme aujourd’hui, avec des trémolos dans la voix, l’Identité Nationale ? Je ne le crois pas. Alors pourquoi est-il très pote avec les gens du pouvoir actuel dont le plus grand d’entre eux, ce  qui est une façon de parler, et qui viennent nous les briser menu avec leur morale à géométrie variable, selon la brillance du vernis que l’on présente.

Je pense aussi à d’autres artistes, étrangers ceux-là, qui un jour se sont arrêtés chez nous pour y vivre. Je pense également à d’autres étrangers anonymes qui ont choisi la France pour patrie d’accueil, que ce soient des scientifiques, des enseignants, des ouvriers. Tous ces gens ont pris souche chez nous, certains d’entre eux ont été tués sur les champs de bataille pour que d’autres parmi nous puissent y vivre en toute liberté. Certains ont été déportés vers des camps de la mort, dénoncés parfois par des gens qui se disaient de « Bons Français » …

Je me demande si tous ces gens qui ne sont plus là penseraient de toutes ces mesures discriminatoires prises à l’encontre de certains étrangers de nos jours, et de toute cette mascarade soit disant identitaire. Dommage que Voltaire et d’autres personnages de talent ne puissent nous aider à élever un débat qui relève plus de la honte nationale que de son identité.

Tous ces étrangers qui ont contribué à faire progresser notre pays, pourraient-ils encore le faire aujourd’hui ? Quand on songe que pour beaucoup d’entre eux, c’est la misère qui fut leur premier contact avec le sol national. Et les étrangers en situation de pauvreté, qu’en pensez-vous Monsieur Besson ?

Je termine sur un autre sujet essentiel, pour le cas ou vous ne savez toujours pas quoi offrir comme cadeau pour les fêtes, je ne saurai trop vous conseiller l’achat d’un gadget épatant, il s’agit d’un « Bernard-Henri Levy » de table. Vous le posez dans une pièce et il vous sortira au moins une connerie par minute. Il fera la joie des grands et des petits car le « Bernard-Henri Levy » ne s’arrête jamais et possède un avis sur tout et sur tous. Fini les blagues éculées et salaces de vos amis avinés en fin de repas, le beau Nanard s’occupe de tout et vous n’aurez pas à le regretter.

Bon je m’éclipse, et je viens juste de m’apercevoir que je possède, moi aussi, un nom d’origine étrangère. Va falloir que je fasse attention, un charter « Belleville pour ailleurs » est toujours envisageable…

Bernard

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Un geste cynique contre une vie entière de souffrances ...  (Témoignages) posté le dimanche 29 novembre 2009 03:55

 

L'exemple du Mitterrand et celui du Polanski doivent faire réfléchir mais les journaux sont pleins de cas similaires... Curieusement, les gens ne se demandent pas ce qu'il advient du quotidien des victimes : problèmes scolaires, problèmes relationnels, problèmes de dépendance, sentiments de honte, d'abandon, complexes de rejet, ressentis constamment douloureux, échecs professionnels, échecs sentimentaux, décalage entre la vie sociale et leur réalité d'êtres chosifiés, difficultés à aimer, difficultés à élever leurs enfants, tentatives de suicides, dépressions chroniques, errance, éventuellement prostitution (80% des prostitués), sans domicile fixe : un instant de satisfaction cynique chez le criminel (ou assujettissement de la victime par le pouvoir, les coups et la peur constante) donne une vie d'enfer à l'enfant qui, encore ingénu, ne saisit que très lentement le purgatoire qui l'attend dans toute son évolution d'être humain... Souvent, il pardonne sans savoir ou il est forcé de se taire ce qui entraîne en lui, de façon irréversible une lente destruction intérieure.

Boris Cyrulnik, autobiographie d'un épouvantail, Odile Jacob – ISBN 978-2-7381-2165-3
Chapitre III (Les perroquets de Panurge) Page 186 – On ne devient pas normal impunément:

"On ne devient pas normal impunément (E.Ciorant 1995). Cela coûte même assez cher. Quand on arrive au monde, on pourrait être tout mais, pour devenir quelqu’un, il faut renoncer à tous les autres qu’on aurait pu devenir. Par bonheur, les troubles de la mémoire aident à la construction du Moi.

"Quand survient un trauma, quand une contrainte extérieure nous fracasse, l’agonie psychique se transforme en étoile noire qui oriente désormais la poursuite des développements : «J’aime pas le passé, c’est trop difficile, d’abord le passé simple, ça n’existe pas, il n’y a que du passé compliqué !» (Témoin anonyme « S» cité dans « Enfants placés et construction d’historicité» de C.Abels-Eber 2000)

"Tous les enfants blessés ont peur du passé. Le fracas n’est pas pensable, il faut percevoir le danger pour le fuir ou s’immobiliser et, surtout, ne pas penser pour ne pas souffrir. Quand le coup est immense, toute mémoire fait revenir la souffrance du coup (« Je ne pense qu’à ça, la moindre banalité rappelle la blessure passée. Dans la journée, les images de l’horreur reviennent et, la nuit, elles resurgissent dans mes cauchemars. Je suis prisonnier de mon passé. Je ne pense qu’à le fuir et je n’y parviens pas.»).

"Cette réaction altère la représentation du soi. (« Mon histoire démarre mal. A l’origine de moi, il y a un trou noir, une escarre, une partie morte de mon psychisme, comment pourrais-je raconter mon histoire ? Comment vais-je organiser ma vie autour d’une escarre ? Quand j’ai peur de me représenter mon passé parce qu’il y a dans mon histoire une tragédie angoissante, je sens naître en moi un sentiment de désespoir qui imprègne mes rêves d’avenir.»)

"La première mémoire est celle du corps, elle est faite d’empreintes et non de souvenirs… Les traces cérébrales créent des circuits neuronaux qui renforcent une aptitude à percevoir certaines informations et à en négliger d’autres. Nous ne nous rendons même pas compte que le monde que nous connaissons est celui que nous percevons le plus facilement parce que les empreintes précoces nous y ont rendus particulièrement sensibles.

"Quand on a toujours été malheureux, on ne peut même pas imaginer le bonheur : on souffre, c’est tout. Alors, on devient attentifs à tous les malheurs du monde. Ça remplit notre monde intime, ça alimente nos ruminations douloureuses..."

De mon ami Victor Khagan  

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