20minutes.fr | Créé le 28.01.09 à 15h15 | Mis à jour le 28.01.09 à 17h14
La députée Marie-Louise
Fort présente un rapport
devant le Parlement pour la mise en place d'un cadre pénal plus
précis...
«Il faut casser le
tabou», martèle
la députée UMP Marie-Louise Fort. Chargée par le groupe UMP d'une
mission sur l'inceste, elle présente ce mercredi, à l'Assemblée, des
pistes pour «mieux prévenir et mieux sanctionner
l'inceste». Parmi ses
propositions, la députée demande l'inscription de l'inceste dans le code
pénal. «Il est nécessaire
pour que les victimes puissent se reconstruire, qu'il y ait un
qualificatif spécifique à l'inceste dans le code pénal»,
explique-t-elle à 20minutes.fr
Un non-dit qui fait des dégâts
considérables
Dans le rapport qu'elle a rédigé, Marie-Louise Fort rappelle que la
législation actuelle ne réprime pas l’inceste et les
agressions sexuelles incestueuses en tant que telles. En effet, les
actes incestueux sont aujourd'hui «considérés dans un tout que sont
les viols d’une part et les autres agressions sexuelles
d’autre part.»
>> A lire également: Un Français
sur dix touché par l'inceste.
Pour constituer le rapport, la députée a donc travaillé en
collaboration avec des psychologues, des éducateurs mais surtout
avec des victimes dont elle a recueilli les témoignages. «Ce qui
m'a le plus choqué dans leurs paroles, c'est la honte que peuvent
ressentir certaines, confie Marie-Louise Fort. Et c'est pour cette
raison qu'il faut combattre ces non-dits qui causent des dégâts
considérables chez la victime et son entourage», afin de montrer
que «l'enfant n'a pas à avoir honte de ce qui lui arrive.»
Sensibiliser tous les professionnels en contact
avec la famille
La députée UMP se dit convaincue de la nécessité d'une action
tant sur le plan pénal et judiciaire que dans l'éducation
nationale, le monde de la santé et de l'action sociale. Un vaste
chantier. Les solutions
prévues dans le rapport souhaitent, «répondre à deux interrogations
majeures et parallèles: comment lutter contre l'inceste et comment
mieux accompagner les victimes et faciliter leur résilience?»
>> A lire également: Quand la
chanteuse Barbara évoquait l'inceste dans ses
chansons.
«Qu'il s'agisse de l'équipe du
119, (le numéro pour les enfants en danger), des
éducateurs, des instituteurs, il faut que chaque personne en
contact avec la famille soit dans la capacité d'identifier le
risque» d'inceste, souligne Marie-Louise Fort. «La famille est
l'une des bases de notre société, il n'existe aucune circonstance
atténuante pour ce type d'agissements.»
Voir aussi la vidéo de l'émission LCI du mercredi 28 janvier 2oo9.




















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