Cris et hurlements

Maman serre-moi dans tes bras ...  (Cris et hurlements) posté le lundi 11 janvier 2010 22:30

Tel l'oiseau

Tel l'oiseau à qui on a permis,
De quitter son nid,
Pour refaire sa vie,
Hâtivement, je suis parti.

Quittant vos bras bien aimants,
Renonçant au présent,
M'abandonnant au soleil levant,
Assuré d'un avenir encore plus grand.

Malheureusement pour vous, aujourd'hui,
C'est un jour plutôt gris.
Les nuages ont tout envahi.
Le bleu du ciel s'est évanoui.
Il pleut dans votre cour,
De grosses larmes de douleur.

Parents, Famille et Ami(e)s,
Je vous en prie,
En toute sincérité, je vous le dis :
Ne soyez ni triste, ni accablé.
Soyez heureux en pensant à moi !!!
Ici, il n'y a plus de douleur,
Plus de cri, plus de larme, plus de peur.

Inlassablement, le vent fredonne vos paroles et vos mots
Et l'écho,
Jusqu'à moi,
Porte vos voix,
Si douces, si chères,
Si familières.
Remplies d'Amour et de compréhension.

Oui, je vous entends
Et vous me parler.
Je suis ici, je suis là, je suis présente.
Je n’ai rien oublié !!!
Je suis avec vous tout le temps.
Plus personne ne peut nous séparer.
Et pour l'Éternité,
Je resterai celle que j'ai toujours été.
Je continuerai de vous AIMER !!!

 Ma Maman s'est envolée le mardi 5 janvier ...

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Allo parents-bébé : un numéro de téléphone anti-maltraitance  (Cris et hurlements) posté le samedi 04 juillet 2009 03:21

 

Le nombre de dossiers de maltraitance est stable dans la Loire. Enfance et Partage en a traité quatre-vingts en 2008. Aujourd'hui, un numéro gratuit et anonyme qui vient en aide aux jeunes parents

L'idée c'est d'apporter une aide, un soutien, c'est aussi de barrer la route à la maltraitance. C'est une véritable aide à la parentalité. Ce service anonyme a permis à une trentaine de familles chaque jour de trouver une écoute disponible, bienveillante », dit Christiane Ruel, Stéphanoise et présidente nationale d'Enfance et Partage. « On constate des défaillances de la fonction parentale, des phénomènes de maltraitance dans la prime enfance. C'est par exemple le « bébé secoué ».

Aujourd'hui, le contexte de l'arrivée d'un enfant a bien changé : « La cellule familiale est explosée. Avant une maman restait dix jours à la maternité pour se reposer après l'accouchement. Ce n'est plus ça aujourd'hui. Elle se retrouve donc à la maison, parfois seule, sans appui, fatiguée avec une charge énorme. Cela peut engendrer un état dépressif, le mauvais geste, la maltraitance. D'où la mise en place d'un numéro gratuit, qui a déjà reçu 9 000 appels au plan national ; la très grande majorité provenant de mères d'enfant de moins de trois ans. De nombreux appels, près d'une centaine environ, provenaient de la Loire, mais le comité ligérien n'est pas en mesure d'en donner le chiffre exact à ce jour.

20 à 25 % sont de véritables appels de détresse de parents dépassés par l'arrivée d'un bébé dans leur vie, les autres concernant l'allaitement, l'alimentation, les pleurs de l'enfant, la fatigue de la mère (du baby blues aux dépressions plus lourdes). « Parfois au téléphone, nous avons des mamans en état de crise. Nos opératrices entendent l'enfant qui pleure. Il faut alors réussir à calmer la situation, à permettre à la mère de prendre la parole, de la rassurer. ça peut durer une heure. On prend le temps qu'il faut. » Attentifs au message, les écoutants conseillent, rassurent et orientent en fonction du besoin vers les structures locales, maternité, association, Protection Maternelle et Infantile (PMI).

Enfance et Partage est une association implantée sur tout le territoire qui dispose d'un siège départemental. Sa vocation est de lutter contre toutes les négligences graves et maltraitances dont sont victimes les mineurs. Elle propose un accompagnement psychologique aux enfants victimes et un soutien juridique. La tâche est toujours aussi rude selon Christiane Ruel : « Le nombre d'enfants potentiellement en danger n'a pas diminué ». Le numéro vert (0 800 051 234) « reçoit de plus en plus d'appels » car les faits sont de plus en plus signalés ou dénoncés par l'entourage.

En 2008, l'association a traité 80 dossiers de maltraitance dans la Loire. Et elle s'est portée partie civile à cinq reprises devant les juridictions pénales.

Source : Le Progrès de Lyon, le 29.06.2009

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Le fil m'a fait trébucher  (Cris et hurlements) posté le dimanche 24 mai 2009 21:57

 

Je la croyais partie, envolée, souvenirs brûlants, mais souvenirs. Elle n'est pas que souvenirs, elle est fausse amie, elle est mon double, elle me colle aux basques.

Je la pensais si loin, laissée en contrebas, grillée par le temps, par l'allant mais le contrebas suit le chemin et la voilà qui suit le chemin, dans l'ombre qu'on croyait oubli. Mais tel un fil qui se serait accroché à vos chaussures, elle suit, poursuit, en arrière alors que vous semblez marcher en avant.

Vous marchez et soudain vous marchez sur le fil qui s'est malicieusement placé sous vos pas. Et vous trébuchez et vous vous faites mal, si mal, d'autant plus mal que vous pensiez être plus forte enfin.

Par terre, vous hurlez, vous êtes perdue, vous êtes paumée. On vous demanderait votre nom que vous ne sauriez plus qui vous êtes. Vous ne savez plus qui vous êtes. Ca ne correspond plus, ça ne rentre plus dans les cases, ces cases qui vous ont été données.

Le passé, le mauvais passé refait surface. Tout est là, toutes les odeurs, toutes les couleurs, tous les bruits, tout.

Pourquoi est-ce que ce fil a décidé de vous coller à la patte ? Pourquoi ?

Je suis proche de victime. Je l'ai dit si souvent. J'en comprends tout le sens, j'en comprends tout l'enjeu. Ce rôle distribué un beau jour a été livré avec un costume pas toujours simple à porter, pas toujours léger et puis il y a ce fil, accroché là, quelles que soient les chaussures que vous portez.

Je tente de réfléchir. Mes pensées dépassent la vitesse autorisée. Je ne sais pas si elles sont justes, si elles sont fondées. Qui peut me dire ? Qui a le droit de me dire ? Suis-je seule à m'autoriser de me le dire ?
Me dire que ce chemin ne peut être suivi seule. Le combat ne peut être livré seule.
Parce que seule, alors ce fil s'autorisera à rester accroché là. Parce que seule, impossible de trouver le noeud qui permettra de dénouer et d'avancer sans plus trébucher.

Je trébuche parce que j'ai trébuché. Je trébuche parce que nous sommes deux, parce que pas facile de porter ce qui brûle, ce qui n'est pas dans mes cases.
Alors, parfois j'étouffe, je hurle, je veux retenir le temps qui défile et qui ne colle pas toujours au dessin de mon dessein.
La fracture m'opresse et me presse à en fracturer mon âme qui se sent perdue et à terre, emmêlée dans cette pelote de fil que je n'arrive pas à rembobiner et à jeter.

J'ose dire, même si je le regrette demain, que proche et victime se doivent d'accomplir un bout de chemin, l'un vers l'autre.
Je sais tout l'amour retrouvé, je sais tout cet amour là et pour toujours. Mais il faut savoir aussi apporter un peu d'engrais pour ne pas voir se flêtrir ce qui entoure tout cet amour retrouvé.
Ce soir, je suis fatiguée. Le fil si tendu qui a osé se désoublier et venir me rappeler son nom .. dépression ! Il faisait beau, il a voulu en profiter, ce fil filigrané.

J'ai juste envie de hurler "suis-je bonne à enfermer ou alors ai-je raison ce soir d'avoir crié ? Ce soir, j'ai simplement honte d'être comme je suis et d'avoir exposé ce que je suis.

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Un clip contre les abus sexuels faits aux enfants  (Cris et hurlements) posté le mercredi 20 mai 2009 02:27

Ames sensibles ... Attention.

"Pas la peine de s'étendre. Regardez", nous incite lady blogue, concernant la dernière vidéo qu'elle a postée sur son blog.
Au début du spot, une énigmatique tentacule d'aspect humain s'enroule autour de fillettes et de femmes de différents âges alors que la scène finale représente une femme, enfin libérée de cette tentacule, gisant dans son cercueil. Un malaise s'installe au fil des images jusqu'a l'apparition du message final qui nous libère de l'incompréhension : "Si les enfants victimes d'abus sexuel ne se font jamais aider, leur traumatisme ne passera pas avec le temps".

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Victimes d'inceste, elles témoignent ...  (Cris et hurlements) posté le dimanche 08 mars 2009 13:40

 

Un cercle de femmes unies par les mêmes expériences douloureuses qui, à l'occasion de la journée de la femme, ont décidé de témoigner.

«Parce que j'ai été victime d'un inceste lorsque j'étais enfant, j'ai subi des gens pervers, dont mon ex-mari, jusqu'à l'âge de 33 ans. Aujourd'hui j'en ai 37 et je suis divorcée. Mais, je me bats pour que le cercle infernal ne se referme pas sur mes enfants. L'aîné, qui a 10 ans et vient de séjourner chez son père, a dû être hospitalisé d'urgence parce qu'il a envie de mourir », déclare Anne-Marie d'une voix posée.

Au centre de vie de Garbejaire, à Valbonne, le silence qui a suivi ce témoignage était palpable.

Une quinzaine de femmes, âgées de 25 à 60 ans, réunies à l'initiative de l'association «touche pas à mon corps» (1), ont décidé de raconter à haute voix leur expérience personnelle. Dans le cadre de la semaine internationale des femmes, bien sûr, mais aussi pour briser la loi du silence qui entoure l'inceste, essayer de faire avancer les choses afin que « nous ne soyons pas obligées de nous battre pour que la loi soit tout simplement appliquée après jugement. Pour que personne n'oublie que les victimes, c'est nous. »

Toute une vie de silence parfois

Et après un si long silence, toute une vie parfois, ces femmes n'ont pas hésité très longtemps ce soir-là avant de commencer à parler. Des chaises placées en rond, l'attention du cercle de femmes. Une empathie, une complicité dans ces expériences douloureuses. Des regards attentifs, dont celui de la fondatrice de l'association «Touche pas à mon corps», Sylvie Leluin, et un grand silence respectueux leur ont fait franchir le pas.

Moments rares et courageux comme ce témoignage d'Hélène : « Je viens d'un village et j'ai connu l'inceste de mes deux parents. Après 10 ans de thérapie, ça commence à aller mieux. Le problème, c'est que personne ne se rend compte que je suis victime d'un inceste et que j'ai mis une carapace. Je dis que je vais bien, mais en réalité je survis avec la peur au ventre en me demandant qui je suis vraiment. Qui j'aurai dû être si... »

«Nous sommes comme des petites filles perdues dans le noir. Nous ne sommes pas des femmes », déclare Karine, tandis qu'entre elles, le dialogue s'instaure.

« Je suis bouleversée par ce que j'entends, parce que je le comprends. Quand on a vécu l'inceste, on ne grandit pas. On peut faire semblant, mais on vit avec un mal-être permanent », affirme une autre.

« Nous nous heurtons à l'incompréhension, à l'ignorance de l'école, des médecins, de la justice et de la police aussi. Nous sommes aussi confrontées à une société à deux vitesses. La guérison est facilitée si vous avez de l'argent. Vous rentrerez plus vite dans vos droits si vous pouvez vous payer un bon avocat », s'insurge Kate.

Pour toutes ces femmes, se raconter ainsi, se comprendre si bien est un soulagement. Mais pour elles, comme pour Sylvie Leluin, une chose est sûre : aujourd'hui, il n'existe pas assez de structures comme TPAMC capables d'aider les victimes d'incestes. « J'habite à Nice, cinquième ville de France, et il n'y a rien de comparable pour nous prendre en charge », affirme Karine.

1 - Association qui accueille depuis 5 ans des femmes victimes d'inceste et d'abus sexuels.
Cette réunion s'est tenue en présence de Marie-Jeanne Mavic, chargée à la préfecture de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité.

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