Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~

Des mots et des couleurs (Billet 47)  (Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~) posté le jeudi 17 décembre 2009 23:19

Diantre !! Je plussoie bel Ami, je plussoie !! Sachez, mon Cher, qu'au plus haut niveau de l'Etat, on s'essaye à l'exercice dont vous nous livrez ci-après les quelques recommandations et finesses. Oui Monsieur .. On a osé dire, en public et sans embages : "Casse-toi, Pov'Con !".
Et oui !! Même là-haut, on ose vous dis-je, on ose ...

Je jure, pour le bien de l’humanité,  pour le faible contre le puissant, pour l’athée comme le croyant, pour mon salut, je jure même en dormant …

Il existe des tas de thérapies pour les malades que nous sommes, nous autres les pauvres mortels. Parmi celles-ci il peut y en avoir de sérieuses, avec des résultats tangibles, d’autres  relevant du charlatanisme pur et simple, sans oublier celles qui  s’adressent aux rêveurs  pas trop regardants sur leur compte en banque, bref il en existe pour tout le monde et chacun peut aller puiser là où bon lui semble.

Je n’échappe pas à cette recherche  peu avouable de la guérison de l’âme, car moi aussi je souffre en silence, et comme je suis plutôt du genre solitaire, j’essaie, avec plus ou moins de bonheur, de trouver une méthode à ma convenance sans pour autant m’engager dans des dépenses incontrôlées, ce qui en ces temps de pénuries budgétaires, sauf pour les plus nantis comme à l’habitude, offre l’avantage non négligeable d’allier l’efficacité à la sauvegarde du porte-monnaie.

Alors à ce stade de mon récit vous éprouvez l’envie, tout à fait légitime, de me faire la remarque suivante: « Arrête ton cirque et donne nous ta méthode si bien rodée pour nous qui sommes en apnée ! ». Y’a pas le feu au lac les amis, vu qu’entretenir le suspens ajoute un peu de piment à un récit qui s’annonce un peu rachitique sur les bords ( du lac ),  ça fait toujours quelques lignes supplémentaires pour meubler l’espace immaculé qui craint  le vide plus que tout. Point à la ligne.

Ce n’est pas une méthode que je pratique mesdames et messieurs, c’est un art consommé de l’instant présent, un souffle quotidien qui fait du bien par où ça passe, une combinaison de la parole et de la combustion interne, c’est-à-dire… le juron !

Oui, cela fait maintenant un grand nombre d’années que je jure à tout va, seul le plus souvent, rarement en société, sauf avec quelques membres élus qui peuvent écouter sans risquer de défaillir cette logorrhée verbale, et proférer à leur tour des mots endiablés, des phrases vitaminées par des inspirations venues des ténèbres, des jurons en veux-tu en voilà, sans dose limite ni date de péremption, du juron hérité de mes ancêtres tout aussi tourmentés que je puis l’être, des jurons thérapeutiques qui procurent un bien être immense, non remboursés par la sécurité sociale, des jurons pouvant être dits en dehors des repas sans crainte pour l’estomac, des jurons du fond des âges  que je transmettrais volontiers par testament à mes descendants.

Il va sans dire qu’un médicament peut convenir parfaitement pour certains malades et se révéler nocif  pour d’autres, je peux donc admettre sans aucune difficulté que ma thérapie personnelle puisse choquer certains esprits conservateurs et adeptes de la morale et du bon goût, mais je dois avouer  que cela ne me préoccupe pas plus que ça..

Nous ne possédons aucune trace des premiers jurons prononcés par un être humain, c’est fort dommage car j’aurai bien voulu savoir comment mes ancêtres réagissaient lorsqu’ils se mettaient un coup de massue sur les doigts. En revanche,  je peux tenter d’imaginer certains de ces tous premiers jurons, et là nous touchons à un élément essentiel du juron, à savoir que bien souvent nous faisons appel à notre imaginaire lorsque nous en proférons un. L’Imagination est une très belle chose, grâce à elle nous pouvons lire de belles histoires, entendre  des gens très sérieux prononcer des discours absurdes,  et rêver à des paysages ensoleillés quand il  pleut les jours où l’on a mal aux dents.

Lorsque nous sommes en situation de souffrance nous avons un besoin impératif d’extérioriser notre mal, si vous êtes des adeptes du « je garde tout pour moi, je ne dirai rien », vous risquez fort de voir votre mal gagner encore en intensité ce qui est quand-même un peu dommage pour vous et votre entourage. Alors dès que je me sens victime d’une contrariété, d’un bobo inopiné, je sors un beau juron bien sonore et je me sens beaucoup mieux après. Je ne me contente pas de pousser un juron à chaque fois que je fais preuve de maladresse, je réagis aussi aux images télévisuelles qui nous donnent souvent l’occasion d’exprimer notre rejet. Dès que je vois un Bernard-Henri Levy * par exemple, je pars au quart de tour, les occasions ne manquent pas d’extérioriser mon mal-être permanent, et vu la pratique qui est la mienne, je dispose d’un vocabulaire assez fourni. Je n’ai jamais songé à commercialiser ce savoir-faire mais peut-être ai-je eu tort. Pensez un instant à une réunion de cadres de haut niveau, face à un intervenant ( on dit aussi un coach ) qui s’adressant à ce parterre de gros salaires leur dit le plus sérieusement du monde « Messieurs ! Vous allez prononcer après moi les jurons qui vont suivre, à destination de vos subordonnés, en mettant de la con-vic-tion ! O.K ? Alors on y va !… »

Oui j’aurai pu faire école, mais je vous ai déjà dit que je suis un solitaire, et en tant que tel je n’ai jamais pu me résoudre à franchir le pas, dans une autre vie peut-être…

Depuis longtemps la Poésie s’est emparée des jurons, Brassens qui était un fin connaisseur du verbe et de l’Histoire nous a laissé une joyeuse bande de jurons qui font la ronde autour de nous… Rabelais et son Gargantua se sont taillés une part belle dans la littérature, Villon, Alfred Jarry et tant d’autres. Car le juron ne s’est pas arrêté au mot de Cambronne prononcé à Waterloo (  bien que les preuves de ce fait historique ne soient pas clairement établies ), au cours des âges les jurons ont fondé des familles, et aujourd’hui nous avons à notre disposition les arrières-arrières  petits-enfants de ces jurons d’origine, même les étrangers, ces félons, nous ont donné du grain à moudre dans ce domaine, alors ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter.

Si vous n’êtes pas adeptes du juron, mais si l’esprit de curiosité qui est le vôtre vous susurre à l’oreille «  Essaye-donc ! Qu’est-ce que tu risques ?… », je vous donnerai alors bien modestement un conseil, surtout ne jurez pas en forçant la voix dès le début, commencez progressivement par le mot que vous connaissez le mieux et prononcez-le sur différents registres, en pensant à des personnes différentes, car le juron sera d’autant plus efficace si vous l’adressez à une personne de votre choix. Peu à peu vous ajouterez un  autre mot, puis encore un autre, et les difficultés de début d’exercices s’aplaniront  d’elles-mêmes. Toutefois il existe un risque sérieux, c’est que vous y preniez goût et dans ce cas il vous sera extrêmement difficile de faire machine arrière, pour le cas ou vous éprouveriez des remords. Mais les remords appartiennent le plus souvent aux frustrés de l’existence, et un bon juron adressé à un remord, ce dernier ne reviendra pas de sitôt vous hanter.

Bon, maintenant que vous avez tout le matériel nécessaire à votre disposition, il ne me reste plus qu’à me retirer. Si comme je l’espère vous devenez à votre tour un adepte de l’Art du Blasphème en tout temps et en tous lieux, sachez que vous aurez atteint une certaine maîtrise le jour où vous vous trouverez au sein d’une assemblée de gens désagréables et prétentieux, et au lieu d’adresser un juron bien senti à qui de droit, vous regarderez la personne coupable bien en face, en la flattant sans qu’elle s’en aperçoive, ce qui se révèlera encore plus redoutable que toute une armée de jurons prêts au combat.

Je vous souhaite courage pour le travail à venir, et j’y ajoute le mot porte-bonheur…

Bernard

* Je n’éprouve aucune animosité personnelle à l’égard de Bernard-Henri Levy, mais vu que Bernard-Henri adore que l’on parle de lui, en mal ou en bien de préférence, je l’utilise pour remplir l’espace, et affiner mon art juronistique.

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Des mots et des couleurs (Billet 46)  (Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~) posté le vendredi 18 décembre 2009 02:50

Kua ma gueule ? Caisse Kel a ma gueule une fois ou bien ?

Bernard, mon ami (oups ! Je risque gros là de prétendre avoir pour ami un homme dont le patronyme se décline en Z ..) pas d'inquiétude pour l'Ami Jauni ! Il décompresse ses disques à l'Ouest de notre beau pays, à l'Ouest de Bercy et demeure pour quelques temps Off Smet à l'ombre d'un cèdre du Sinaï ...

Signé, V. G... zi  (ce serait pas non plus d'origine étrangère ça ! Mama Mia !!!)

Auriez-vous l’extrême obligeance de bien vouloir me présenter vos papiers s’il vous plaît ?

Alors comme ça, il paraît que nous autres  français, nous devons nous interroger sur le sens de notre Identité Nationale. Vu que je suis plutôt du genre couillon, j’ai mis du temps à comprendre de quoi il s’agissait, mais maintenant que j’ai pu décoder la signification réelle de ce qui se cache sous ce vocable abscons, je me sens nettement mieux dans ma peau de français.

Pour les gens qui nous gouvernent, toute nouvelle proposition leur semble évidente. Ils sont nombreux les conseillers du Président, des petites mains en quelque sorte, qui cogitent à la vitesse du mur du son, vingt quatre heures sur vingt quatre, pour nous présenter un beau sujet de réflexion, de préférence à l’heure du petit déjeuner, et comme à chaque fois, ces projets nouveaux nous laissent pantois d’admiration. Je ne dis pas ça pour me moquer, car je sais combien il est difficile de trouver de nouvelles idées qui soient partagées par le plus grand nombre, et pour ce qui est des idées, il n’est guère possible de faire mieux que les hommes de pouvoir actuellement en place.

Or donc, de quoi s’agit-il ? Il faut bien le dire, des traîtres se cachent parmi nous, ils viennent en France pour y chercher du travail et pour jouer au Loto. Entendez-vous dans les campagnes mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras égorger vos fils et vos compagnes ! Quoi ! Des cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers ? Quoi ! Ces phalanges mercenaires terrasseraient nos fiers guerriers ? Grand Dieu ! Par des mains enchaînées nos fronts sous le joug ploieraient ? De vils despotes deviendraient les maîtres de nos destinées ? Ah ben non alors ! Je voudrais bien voir ça !

Soyez rassurés, grâce au débat national en cours, nous échapperons à la triste destinée dans laquelle nos ennemis naturels veulent nous faire plonger. Et grâce à notre Président bien aimé, Nicolas le Magnifique, ( que la félicité, jointe à Euterpe muse de la musique, veille au destin de Carla la grande Diva, et favorite de notre maître à tous ) nous allons enfin pouvoir aborder un vrai sujet, pas comme ceux proposés par ces eunuques de la contestation en France, qui ne font rien qu’à essayer de salir l’image  en trois D de notre beau drapeau tricolore, bleu  comme le ciel azuré, blanc comme la virginité du jour qui se lève, et rouge comme le soleil couchant sur l’Arc de Triomphe un soir de  Quatorze Juillet.

Que le rouge de la honte marque de façon indélébile le front de celles et ceux qui mettent en doute l’opportunité d’un tel débat sur l’Identité Nationale. Enfin quoi ! Vous n’êtes jamais contents ! C’est vrai ça ! Quand on vous propose la « Star Ac », vous faites les chichiteux en disant que ce genre d’émissions n’est qu’un piège à gogos, et quand on vous donne du lourd comme l’Identité Nationale, vous faites pareil ! Vous voulez que je vous dise ? Ben vous me décevez beaucoup. Pour une fois qu’on pouvait se marrer un bon coup, vous gâchez la fête.

Refuser de débattre sur un tel sujet n’est pas bien malin, parce que pour ce qui est des questions qui dérangent, il en existe un paquet, encore faut-il avoir envie de les poser, je vais vous en donner un exemple.

Alors d’abord, essayons de définir ensemble ce que devrait être un français type, à part qu’il soit non gréviste et non syndiqué.

D’après moi et d’après mon pote Momo, harki d’origine et français par hasard, le citoyen né en France, ou naturalisé, doit aimer son pays, parler sa langue de manière courante,  fonder une famille si possible, et payer ses impôts en tant et en heure sur le territoire français. Et c’est là que les choses partent en vrille, parce que pour ce qui est de trouver des personnes qui paradent dans les salons littéraires ou les scènes de music-hall, y’a pas trop de problèmes, mais pour ce qui est de payer leurs impôts dans leur pays d’origine, bon nombre de ces français salonards se foutent carrément du monde.

Comme bien souvent tout est une question de pognon, selon que vous soyez riches ou puissants… Vous connaissez la suite.

Je ne vais pas m’amuser à flinguer les riches, je préfère garder mes cartouches en réserve, mais pour ce qui est des gens fortunés qui sont des tricheurs ( je me rends compte que je ne suis pas très éloigné du pléonasme ) là, il faut lâcher les chiens et ne leur faire aucun cadeau.

L’icône nationale, Monsieur Jean-Philippe Smet, de son nom de scène Johnny Hallyday, travaille depuis un certain nombre d’années en France, né à Paris en juin 1943, on peut dire sans se tromper que ce personnage emblématique de la variété nationale est un véritable français, et qu’à ce titre, vu son aura d’artiste auprès des jeunes, et de plus en plus auprès des vieux, il devrait être un exemple, or c’est loin d’être le cas.

En raccourci, je précise que l’ami Johnny a reçu la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Jacques Chirac, alors qu’il était encore Président de la République. Il s’agissait donc d’une reconnaissance de la Nation envers un homme qui était censé représenter son pays, au moment de cette remise de décoration.

Puis, pour des raisons fiscales, notre ami ayant jugé qu’il payait trop d’impôts en France, et là je précise que le petit père Johnny a toujours eu la réputation de dépenser son fric sans se soucier du niveau réel de ses comptes en banque, il a eu l’idée ( ou des petites mains ont eu l’idée à sa place ) de faire la demande de la nationalité belge, pour planquer son pognon tranquille. Cette demande ayant été refusée, ce qui prouve que les belges ne sont pas aussi idiots qu’on veut bien nous le faire croire, notre grand Homme s’en est allé en Suisse, dans le canton de Berne à Gstaad, station de ski pour gens fortunés, et pour ce qui est de la moralité les Suisses ne sont pas trop regardants dès lors que vous rappliquez avec des valises pleines de billets, n’est-ce pas Monsieur Polanski ?

Autrement dit, Johnny Hallyday est-il le mieux placé pour représenter ce que l’on nomme aujourd’hui, avec des trémolos dans la voix, l’Identité Nationale ? Je ne le crois pas. Alors pourquoi est-il très pote avec les gens du pouvoir actuel dont le plus grand d’entre eux, ce  qui est une façon de parler, et qui viennent nous les briser menu avec leur morale à géométrie variable, selon la brillance du vernis que l’on présente.

Je pense aussi à d’autres artistes, étrangers ceux-là, qui un jour se sont arrêtés chez nous pour y vivre. Je pense également à d’autres étrangers anonymes qui ont choisi la France pour patrie d’accueil, que ce soient des scientifiques, des enseignants, des ouvriers. Tous ces gens ont pris souche chez nous, certains d’entre eux ont été tués sur les champs de bataille pour que d’autres parmi nous puissent y vivre en toute liberté. Certains ont été déportés vers des camps de la mort, dénoncés parfois par des gens qui se disaient de « Bons Français » …

Je me demande si tous ces gens qui ne sont plus là penseraient de toutes ces mesures discriminatoires prises à l’encontre de certains étrangers de nos jours, et de toute cette mascarade soit disant identitaire. Dommage que Voltaire et d’autres personnages de talent ne puissent nous aider à élever un débat qui relève plus de la honte nationale que de son identité.

Tous ces étrangers qui ont contribué à faire progresser notre pays, pourraient-ils encore le faire aujourd’hui ? Quand on songe que pour beaucoup d’entre eux, c’est la misère qui fut leur premier contact avec le sol national. Et les étrangers en situation de pauvreté, qu’en pensez-vous Monsieur Besson ?

Je termine sur un autre sujet essentiel, pour le cas ou vous ne savez toujours pas quoi offrir comme cadeau pour les fêtes, je ne saurai trop vous conseiller l’achat d’un gadget épatant, il s’agit d’un « Bernard-Henri Levy » de table. Vous le posez dans une pièce et il vous sortira au moins une connerie par minute. Il fera la joie des grands et des petits car le « Bernard-Henri Levy » ne s’arrête jamais et possède un avis sur tout et sur tous. Fini les blagues éculées et salaces de vos amis avinés en fin de repas, le beau Nanard s’occupe de tout et vous n’aurez pas à le regretter.

Bon je m’éclipse, et je viens juste de m’apercevoir que je possède, moi aussi, un nom d’origine étrangère. Va falloir que je fasse attention, un charter « Belleville pour ailleurs » est toujours envisageable…

Bernard

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Des mots et des couleurs (Billet 45)  (Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~) posté le vendredi 27 novembre 2009 23:01

 

Pourquoi ?
Vers toi Bernard, vers ta compagne, tes enfants, vers ceux qui te sont proches ou moins proches, nous faisons s'envoler nos pensées les plus douces et les plus fortes à la fois dans ces moments de la vie qui font naître tant de questions, tant de douleurs, tant de colères, tant de rapprochements, d'éloignements lorsqu'On vous amène au pied d'un monde aux espaces inconnus.

C’est une nécessité, une phase incontournable de notre vie, un lieu d’où nous ne possédons aucune image, si ce n’est celles de notre imagination …

Ce qui est étonnant avec la mort, c’est que depuis le temps qu’elle existe, elle arrive toujours à nous surprendre. C’est un peu comme une vieille comédienne dont on connaît toutes les ficelles du métier, dès qu’elle a  un rôle à sa mesure, elle nous laisse béat d’admiration.

Je ne parle pas de la mort brutale, celle du condamné ou la lame, la balle meurtrière, agissent avec une rapidité étonnante, ni de celle survenue lors d’un accident brutal. Non, ces morts-là sont trop simples et n’offrent que peu d’intérêt pour les esthètes que nous sommes. Je veux parler de la mort lente, celle qui se glisse insidieusement dans une vie, sans prévenir l’heureux élu, celle qui se réveille une fois que le mal est devenu irréversible. Cette mort ou le condamné a le temps de voir son corps se transformer, devenir un étranger au point de ne plus reconnaître ces parcelles de chair tant de fois frictionnées, tant de fois éprouvées lors d’exercices physiques, toutes ces rides observées un jour avec inquiétude, à l’abri des regards indiscrets. Cette mort implacable qui a pour nom de scène, la Maladie

Se dire que partir un jour, sans billet de retour, est le lot de chacun ne nous enchante pas vraiment, à part pour quelques illuminés ou  désespérés de l’existence, prêts à se sacrifier pour de bonnes ou mauvaises raisons. Même les amateurs de voyages n’osent s’aventurer sur ces chemins sombres où les renseignements et les coordonnées sont introuvables. Pourtant nous avons tous étés au  contact de la mort dans notre vie, par le décès de proches ou d’inconnus, et cette expérience nous marque à tout jamais.

Nous savons qu’elle peut frapper à tout moment en emportant sa future victime au hasard. C’est une roulette russe permanente que la mort,  une loterie du mauvais goût. La mort ne se soucie pas de notions de justice telles que l’âge ou la moralité des élus. Et nous pestons devant notre impuissance lorsque ses choix se  portent sur des enfants, innocentes victimes qui ne disposent d’aucune arme efficace pour se défendre. Bien sûr, la médecine peut sauver des vies, donner un répit me semble plus approprié, mais la mort n’a que faire des traitements médicaux, des prières ou des suppliques, quand elle frappe rien ne peut l’arrêter, et cela nous pose pas mal de questions, et bien peu de réponses.

Il arrive  parfois que la mort fasse coup double, lorsque dans un couple celui qui survit ne peut supporter la perte de l’être aimé. Elle peut aussi infliger des blessures redoutables. Des êtres peuvent se déchirer lors de questions d’héritage, et les haines qui se dégagent conduisent à des envies de détruire l’autre, malgré  les peines communes qui relient les participants.

Cela fait beaucoup de dégâts pour un simple cadavre, alors pensez quand il s’agit de guerres qui perdurent sur plusieurs générations …

Les philosophes peuvent nous aider à nous poser de bonnes questions, les religions tentent d’apporter des réponses face à l’incompréhension de l’inévitable. Mais ni les unes ni les autres ne nous préparent vraiment à l’instant décisif. Mourir apaisé est un terme parfois employé lorsque des malades, en phase terminale, s’éteignent accompagnés de quelques proches et de personnel médical formé pour la circonstance. Souvent les malades se trouvent sous l’emprise de produits anesthésiants qui réduisent la douleur et permettent d’accéder au calme et au repos.

Mais avant tout, et même si le dire est désagréable à entendre, face à la mort nous sommes seuls, résolument seuls. Nous ressemblons au naufragé sur une île déserte, nous devons faire face à l’inconnu et improviser devant le vide qui nous entoure. Les esprits les mieux formés ne sont pas forcément les mieux outillés pour ce genre de bataille. Les exemples abondent de ces gens d’apparence solide, qui s’effondrent dans les derniers instants. Il faut dire que notre société n’aide guère les vivants à préparer le grand départ, elle a d’autres chats à fouetter, c’est aux familles de se débrouiller, et quand elles demandent de l’aide, elles peuvent toujours aller voir qui bon leur semble, tout est une question de budget.

Le noir est la couleur du deuil, il favorise la montée en puissance des larmes et de la tragédie. Je suis partisan de regarder du côté de quelques peuplades africaines ou la mort est entourée de couleurs et de chants rythmés. Notre civilisation est aussi noire que les couleurs du deuil, la plupart des façades de nos immeubles sont faites de teintes sombres. Nous disons à nos enfants que la mort est triste et que nous avons beaucoup de peine lorsque nous sommes touchés par elle. Dans ces conditions, ce n’est pas étonnant  que nous soyons de mauvais sujets pour la camarade.

La mort est un remède à la vie, ça ne veut pas dire grand chose mais cette image me plaît assez. D’un autre côté, je ne suis pas certain que l’allongement de la durée de vie soit une si bonne nouvelle que ça. La vie de personnes âgées ressemble parfois à une camisole de chaque instant, où les nuits ne suffisent pas à faire oublier les moments de longue attente et d’ennui. La vieillesse s’étale de manière insolente sur certaines pages de publicité, dans des magazines ciblés ou certains paradis pour milliardaires. Moi je pense que l’être humain est fait pour vivre debout et non couché, mais loin de moi l’idée de procéder par euthanasie, pour se débarrasser de toutes ces bouches inutiles. Nous avons un  grand besoin de vieux sages aujourd’hui, ne serait-ce que pour rattraper toutes les erreurs commises par ces hommes de pouvoir, qui se croient les maîtres du monde et de ses habitants.
 

Daniel est décédé le 11 novembre dernier, au petit matin près de sa compagne. C’était mon beau-frère, il était encore jeune comme on dit, mais son cancer a eu le dernier mot. Il est parti en héros anonyme, sans jamais se plaindre. Il cachait sa douleur sous un sourire qui ne le quittait que rarement, et ne pouvait s’empêcher de plaisanter à chacune de nos rencontres. Il a fait le plein le jour de son enterrement, et le personnel médical a tenu à l’accompagner pour son dernier déplacement. Il faisait grand vent ce jour-là, et j’ai vu qu’il n’y avait pas que les feuilles mortes qui prenaient leur envol.

Bernard

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Des mots et des couleurs (Billet 44)  (Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~) posté le vendredi 27 novembre 2009 22:43

Besoin de se réfugier dans un espace qui réconforte, qui stabilise, qui rassure. Besoin de partir pour revenir à soi. Besoin de voir ailleurs et fuir ce qui vous aujourd'hui vous montre ce qui ne va pas.
Une évasion en mode retour vers le futur pour notre Ami Bernard que nous partageons en mode respiration.

Ils ont commencé par "offrir" aux Communards une punition en forme de grosse mousse chantilly dont tous ses visiteurs en short et chaussures de marche ont oublié l'indescence ....


Paris, je crois bien que je ne t’aime plus…
 
Je croyais être ce qu’on appelle un vrai parisien. Que faut-il entendre par-là ? Un habitant de la capitale depuis plusieurs générations ? Un habitué de la vie citadine et de ses travers ? Un peu de tout ça sans doute, mais je pense surtout à cet homme ou à cette femme qui aime sa ville, un peu comme un vieux couple qui a ses habitudes et qui fait avec, dans les bons et les mauvais moments de la vie.

Et puis au retour des dernières vacances, j’ai ressenti comme un froid avec la capitale. Cela devait couver depuis un moment, un peu comme un mal de tête dont on n’arrive pas à se débarrasser.

Je me rends compte aujourd’hui à quel point je suis un personnage complexe. Il y a des gens que vous croisez dans votre vie, et qui vous assènent des certitudes qui ne laissent aucune place à la réplique, or je suis tout ce que l’on veut, sauf fabriqué d’un même morceau de bois. Je vis, je me déplace, je côtoie un certain nombre de personnes, et le tout forme une mosaïque que l’on pourrait appeler « une vie ». Cette mosaïque est soumise à rude épreuve, et au bout d’un certain nombre d’années, on s’aperçoit que les différents morceaux qui la composent ont perdu de leurs couleurs, qu’ici et là quelques pièces sont ébréchées, et certaines de ces blessures du temps ne peuvent être réparées, parce que les humains, à la différence des objets, ne retrouvent jamais leur éclat d’origine.

Alors si certains proclament encore que Paris sera toujours Paris, je les laisse dire sans que cela me dérange le moindre du monde, mais je sais au fond de moi que désormais, rien ne sera plus jamais comme avant.

Les citadins ne se rendent pas compte, mais ils sont souvent mal perçus par d’autres habitants pour lesquels l’horizon est composé de verdure ou d’étendues salées. Je suis né dans  la capitale mais, de par mes origines, mes ancêtres venaient de la campagne. Cette opposition ville-campagne a pour objet un certain nombre de malentendus, et souvent ces derniers sont entretenus, un peu comme le feu dans l’âtre, par des personnes qui ont tout intérêt à maintenir cette opposition. Alors du malentendu au cliché il n’y a qu’un pas, et c’est comme ça que pour un certain nombre de parisiens, les habitants des campagnes sont des ploucs incultes, et pour les péquenauds et les péquenaudes de tous poils, les parisiens sont des êtres prétentieux et méprisants. Il n’y a guère qu’à l’occasion du salon de l’Agriculture, et des vacances à la ferme, que ces deux mondes antagonistes se retrouvent pour une trêve de saison.

Moi, dès que j’ai été en âge de marcher, j’allais passer toutes mes vacances, et parfois davantage, auprès d’une grand-mère bretonne, ce qui fait que j’ai toujours trouvé naturel ce partage entre ville et campagne. Les gamins de mon âge que je côtoyais à l’époque sont devenus des adultes, jeunes grands-parents pour certains d’entre eux, et nos échanges sont toujours aussi chaleureux, lors de nos retrouvailles à l’occasion de vacances.

Il y a un moment de ma vie ou je me suis posé la question de quitter Paris pour me rapprocher des lieux de mon enfance, c’était à une période ou la ville me devenait assez insupportable, la mode du retour à la nature commençait aussi à faire des ravages chez les citadins à l’esprit fragile, dont je devais faire partie, puis comme pour beaucoup de mes semblables, la recherche d’un emploi fit le choix à ma place. Je n’ai pas eu à regretter ce choix de raison, j’ai toujours eu la chance de pouvoir quitter Paris quand j’en avais envie, et j’ai rencontré ma compagne lors d’un déplacement provincial, à l’occasion d’un mariage, et  nous avons réussi à maintenir cet équilibre jusqu’à aujourd’hui.

Entre temps j’avais appris, où plutôt réappris, à aimer Paris. J’ai longtemps vécu dans l’idée fausse que tout était noir dans la ville, et qu’il fallait absolument en sortir pour respirer convenablement. Et en même temps que j’ai éprouvé le bien-être de la marche à pied, j’ai arpenté les rues de Paris en découvrant parfois des trésors insoupçonnés, des lieux que les guides touristiques ne faisaient jamais découvrir à leur clientèle de passage. Parallèlement, ma passion pour l’Art m’a fait redécouvrir des musées où se cachaient des merveilles, que j’avais aperçu dans des magazines spécialisés, et ces retrouvailles avec la cité de mon enfance m’ont non seulement aidé dans ma vie de tous les jours, mais elles m’ont donné aussi du plaisir, denrée assez rare pour ne pas la laisser passer.

Alors que s’est-il passé pour que cet  équilibre fragile vacille après tant d’années ? Plusieurs raisons, et pas toujours faciles à exposer. D’abord l’âge venant, la perception du monde qui nous entoure change les motivations d’hier, les enfants aussi nous donnent une autre vision des choses. Et puis le Paris que j’ai connu il y a quelques années s’est dégradé peu à peu.  Des politiques de la ville  sont venues se greffer les unes aux autres, au gré des gouvernements en place, les rapaces que sont les spéculateurs immobiliers ont pris le pouvoir sur Paris, et les gens aux revenus modestes ont été chassés comme des malpropres, toute une nouvelle faune a pris la place qu’ils occupaient, et peu à peu la ville s’est métamorphosée en une sorte de monstruosité, où se déplacer en voiture relève d’une expédition digne du Paris-Dakar grande époque, aux heures de pointe. Les usagers qui roulent en vélo sont parfois aussi agressifs et irresponsables que les automobilistes, et beaucoup de lieux où je percevais un intérêt, me sont devenus étrangers, à moi qui me croyait un familier de la ville. Là où se trouvaient des magasins aux prix abordables, des librairies, des lieux de culture où l’accueil ne faisait pas de distinction pour chaque nouvel arrivant, désormais ce sont des magasins de luxe qui prennent le relais, avec leurs prix et leur clientèle sélectionnée.

Ce n’est pas un hasard si je me cantonne de plus en plus souvent dans mon quartier de Belleville, où existent encore d’anciennes rues où les communards de 1871 ont tenu bon jusqu’à ce qu’ils se fassent tailler en pièces dans le cimetière du Père-Lachaise. Ici nous surplombons encore pour un temps le centre de Paris, nous faisons perdurer la résistance de nos ancêtres libertaires. Mais je sens qu’un jour prochain, même ce quartier auquel je suis attaché ne saura pas me convaincre de rester jusqu’à la fin. De plus en plus j’ai besoin de voir et d’entendre chanter les vagues océanes. Elles me parlent et me racontent des histoires que seuls ceux qui ont un peu conservé d’esprit de leur enfance peuvent comprendre.

Je me souviens d’une chanson de Léo Ferré, où le parisien que j’étais alors, pouvais  encore rêver à des jours meilleurs…

Paris en crêpe de Chine comme un chagrin d’asphalte
Et tes trottoirs vaincus par la téléfaction
La foule qui va boire à la prochaine halte
Je m’arrête toujours pour voir passer les cons

Paris, je ne t’aime plus…

Bernard

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Des mots et des couleurs (Billet 43)  (Les billets de Bernard ~libre-pensee d'ailleurs~) posté le vendredi 27 novembre 2009 22:02

Y'en a qui gaspillent, et y'en a d'autres qui collectent ... Hein ? (Michel Audiard - Les Tontons Flingueurs).
C'est un peu de classe dans un monde sans classe que nous offre Bernard aujourd'hui. Un peu de classe teintée d'amertume, de colère, de revenez-y, qu'on aimerait voir éclater au grand jour et naître de l'âme des pauvres hères que nous sommes.
En attendant ce Jour bêni (oui, oui !!), achetons et lisons ce canard qui est toujours vivant. Cette dépense de bon aloi vous permettra d'une part de conserver et d'enrichir votre esprit critique sans continuer de se faire parasiter par les informations génériques des petits écrans mais en même temps de permettre aux loyaux et pugnaces ouvriers du Livre de gagner leur pain quotidien ..

Tony héros malgré lui…
 
Vous connaissez Tony Musulin ? Bon, pour ceux qui ont la mémoire courte, je vais vous aider. Si je vous dis convoyeur de fonds… ça y est, vous y êtes ? Le blaireau qui s’est fait la malle avec l’oseille, ben son blaze c’est Tony Musulin.

Jusqu’à y’a pas bien longtemps, personne ne connaissait Tony, c’était plutôt le genre taiseux, qui travaillait dans une société de transport de fonds, un boulot pas vraiment folichon, et qui de plus comporte de gros risques, vu le nombre de convoyeurs qui ont été tués lors de braquages, où les armes parlent d’abord, et les veuves en dernier. Si j’en crois mes sources (Vittel, Evian) Tony le ténébreux s’ennuyait ferme dans son boulot, et par un beau jour d’automne, à l’heure où l’on ramasse les feuilles mortes à la pelle, Tony prit la décision de ramasser des billets dans des sacs, et de prendre la poudre d’escampette en toute discrétion, sans faire le moindre mal à l’un de ses collègues ou un chien errant, presque une œuvre d’art en somme,  un casse pouvant figurer au Panthéon des  affranchis.

L’histoire aurait pu en rester là, des vols il en est commis de nombreux tous les ans, mais à son corps défendant Tony est devenu en quelques heures un héros des temps modernes, de quoi rendre jaloux les hommes politiques qui se regardent avec admiration dans le miroir du matin. J’ai été assez surpris du phénomène, et je m’en suis intéressé à partir du moment ou ma fille et mon épouse se sont, elles aussi, déclarées fans de monsieur Tony. Alors que je leur demandais pourquoi elles éprouvaient de l’empathie pour un type qui à mes yeux était tout sauf un modèle, elles me répondirent qu’il avait dérobé de l’argent certes, mais en le faisant avec la manière et sans verser la moindre goutte de sang, ce qui suffisait à leurs yeux pour devenir le Robin des Bois du moment. Le pire semble t-il, c’était les différents sites sur la toile ou les internautes s’enthousiasmaient pour le braqueur, c’était tout juste si on allait  organiser des paris clandestins sur le devenir de Tony le taiseux. Je m’attendais presque à ce que Jean-Pierre Treiber adresse un nouveau courrier à Marianne, pour cette concurrence déloyale. Alors que je m’étonnais de toute cette agitation auprès de mon marchand de journaux, ce dernier fit un commentaire assez pertinent «  Les gens ont l’impression que cet homme apparemment sans histoires et qui se transforme en voleur, sans commettre de  violence, les venge du fait qu’ils ont l’impression d’être volés en permanence par l’Etat… ». Mon marchand  de journaux ne cesse de me surprendre par ses propos,  parfois teintés d’un humour féroce qui me ravit, et je vous souhaite d’en avoir un du même calibre auprès de chez vous. Donc, Tony Musulin porterait sur ses épaules une sorte de revendication collective, qui ne pouvant s’exprimer dans la légalité, trouverait son épanouissement dans un acte condamnable … ben mon Tony !

Depuis Tony a perdu un peu de son aura, après sa reddition en rase campagne auprès des autorités monégasques, alors que la police française avait déjà récupéré une grosse partie du butin, les internautes doivent faire un peu la gueule devant un héros si déroutant.

Jusqu’à présent il n’a rien lâché sur l’endroit où se trouvent les millions manquants, peut-être les a t-ils confiés à Jean-Pierre Treiber pour qu’il les enterre au pied d’un chêne centenaire ? Ma fille et mon épouse se sont un peu calmées depuis, il était grand temps, car je déteste les héros qui viennent faire le mariole sous mes fenêtres !

D’après le dernier Canard Enchaîné, de grands patrons seraient associés de la société Rentabiliweb, cette société qui a fait parler d’elle en voulant faire une opération commerciale consistant à distribuer de l’argent dans les rues de Paris, avec le succès que l’on sait depuis. Or cette société dispose d’un siège en Belgique, de onze filiales en Europe, et a pour pédégé Jean-Baptiste Descroix-Vernier. Cette société est en pleine expansion et propose des sites très convenables, et des sites un peu moins reluisants d’après le Canard, puisqu’on y trouve des sites pornos où des personnes proposent des services à de la clientèle, depuis leur domicile. Pour connaître les personnes impliquées dans cette participation fessière, achetez le journal, on apprend toujours un tas de choses marrantes, le problème c’est qu’on frise parfois l’indigestion devant toutes ces saloperies qui nous entourent.

Je me suis parfois demandé  combien de doses sont nécessaires pour que des individus de type normal finissent par se révolter, je n’ai pas encore trouvé la réponse à ce jour. Je ne fais que constater, la rage au ventre, que les nantis s’en mettent toujours jusqu’aux oreilles, et qu’à l’occasion de Noël nous aurons droit à des discours bien sirupeux et méprisants, de la part de tous ces hommes et toutes ces femmes qui se foutent de notre gueule depuis tellement longtemps que mes souvenirs finissent par s’effacer. Désolé, j’ai encore des montées d’adrénaline face à certains sujets de société, et je me demande si dans une autre vie, je n’ai pas été convoyeur de fonds…

Salut.

Bernard

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